Les plages publiques de New York ferment à la baignade ce dimanche 13 septembre, clôturant ainsi une saison qui a déjà duré une semaine de plus que d’habitude cette année.
Mais un projet de loi actuellement examiné par le Conseil municipal vise à rendre cette prolongation permanente et à l’étendre bien au-delà d’une simple semaine supplémentaire.
Le projet de loi n° 262, présenté le 29 janvier 2026 par le conseiller municipal Shekar Krishnan et neuf co-auteurs, modifierait le Code administratif de la ville pour prolonger la saison officielle des plages et des piscines jusqu’au deuxième dimanche d’octobre, au lieu de la faire se terminer le week-end suivant la Fête du Travail, selon le texte du projet de loi figurant sur le suivi législatif du Conseil municipal.
Ça prolongerait aussi les horaires quotidiens, qui passeraient de la plage actuelle de 10 h à 18 h à une plage bien plus longue, de 8 h à 20 h.
Est-ce que ça pourrait vraiment arriver ? Voilà ce qu’on sait pour l’instant !

Ce que le projet de loi changerait concrètement
Le projet de loi modifie l’article 18-154 du Code administratif, le même article qui fixe actuellement la période allant du Memorial Day à la Fête du Travail.
Si ce projet de loi est adopté, la saison des plages et des piscines s’étendrait :
- Du deuxième samedi de mai au deuxième dimanche d’octobre
- Les horaires quotidiens passeraient de 10 h à 18 h actuellement à 8 h à 20 h
- Les piscines couvertes seraient tenues de rester ouvertes tous les jours de 7 h à 21 h
Ce n’est pas une modification anodine. Concrètement, ça ajouterait près d’un mois à la saison de baignade rien qu’en fin de saison, et ça prolongerait chaque journée de six heures.
Ce n’est pas la première fois que cette idée est avancée
Le Conseil municipal avait en fait proposé un projet de loi presque identique en 2024, mais il était resté au point mort.
À l’époque, le service des parcs avait laissé entendre que cette prolongation serait difficile à mettre en œuvre en raison d’une pénurie persistante de maîtres-nageurs, un problème de personnel qui touche le réseau de plages et de piscines de la ville depuis des années, d’après PIX11.
Cette tension se retrouve aussi directement dans la version de cette année du projet de loi.
Le texte comprend une clause dérogatoire permettant au commissaire aux parcs de raccourcir quand même la saison en cas de « conditions météorologiques extrêmes » ou d’« exigences en matière d’effectifs », une disposition qui revient pratiquement à reconnaître que le problème des maîtres-nageurs n’a pas disparu.

Pourquoi cette année pourrait être différente
Deux choses ont changé depuis la dernière tentative.
D’abord, cet été a déjà permis de tester concrètement une saison plus longue: les plages de la ville sont restées ouvertes à la baignade jusqu’au 13 septembre au lieu de la date habituelle de la Fête du Travail, ce qui a donné aux responsables des données concrètes sur ce à quoi ressemble réellement une saison prolongée dans la pratique.
D’autre part, la mairie a récemment montré son envie de pérenniser ailleurs les mesures de flexibilité mises en place pendant la pandémie et celles liées aux saisons.
Le maire Zohran Mamdani vient de signer en août une loi qui fait des terrasses de restaurant un programme permanent, valable toute l’année, plutôt qu’un programme saisonnier, mettant ainsi fin à des années où les terrasses devaient fermer chaque hiver.
Si on applique la même logique aux plages, le projet de loi n° 262 bénéficie d’un climat politique plus favorable que son prédécesseur de 2024.
Que se passe-t-il pour l’instant ?
Malheureusement, rien de tout ça ne change ce week-end.
Les maîtres-nageurs terminent leur service pour l’année après le dimanche 13 septembre, et la baignade est alors interdite sur les huit plages publiques de la ville.
Ce qu’il faut savoir, c’est que le sable en lui-même ne ferme jamais vraiment: on peut s’y promener, s’y asseoir et y prendre le soleil tout l’hiver, mais l’eau est interdite sans la présence d’un maître-nageur.
Le projet de loi n° 262 est toujours en attente au sein de la commission des parcs et des loisirs, et aucun vote n’est encore prévu.
Reste à savoir si ce projet sera adopté avant l’été prochain ou s’il sera discrètement abandonné, comme l’avait été son prédécesseur de 2024, mais pour la première fois depuis des années, la ville a le vent en poupe et peut s’appuyer sur une véritable saison d’essai.