Beaucoup d’activités quotidiennes ici à New York ces jours-ci donnent l’impression de pouvoir être des épreuves olympiques d’hiver. Aller au boulot le matin ? Patinage de vitesse ou ski de fond. Attendre le métro sur un quai en plein air ? Entraînement d’endurance par temps froid. Porter des courses sur des marches glacées ? Haltérophilie avec un facteur de risque élevé. Essayer d’ouvrir une station Citibike gelée ? Curling, mais en plus énervé.
Quand le printemps arrive, tout le monde ici mérite au moins une médaille de bronze… ou une très longue sieste.
C’est marrant de penser à ces épreuves olympiques emblématiques par rapport à nos vies trépidantes ici en ville. Mais à certains moments de l’histoire olympique, les compétitions elles-mêmes étaient encore plus bizarres que nos trajets quotidiens. Bien avant que le snowboard et le breakdance ne fassent leur apparition, les Jeux olympiques proposaient des épreuves qui semblent aujourd’hui complètement déjantées. Du ballon à air chaud au tir à la corde, voici quelques-unes des épreuves olympiques les plus folles qui n’existent plus aujourd’hui.
Montgolfière (1900)

On commence cette liste sur une note positive, littéralement, si c’était fait correctement. Les concurrents étaient jugés sur la distance, la durée et l’élévation. C’était moins un sport en soi qu’une tentative d’évasion au ralenti à travers la campagne française. L’épreuve a finalement été abandonnée, probablement parce que, franchement, c’est difficile de construire un stade pour quelque chose qui, disons, s’en va.
Tir au pigeon vivant (1900)

Même si certains New-Yorkais se plaignent parfois de nos compagnons de ville volants qui envahissent les trottoirs, on peut être reconnaissants d’avoir heureusement dépassé la phase « médaille d’or pour la lutte contre les nuisibles des trottoirs » de l’histoire olympique. C’était la seule fois où des animaux ont été intentionnellement maltraités lors des Jeux. C’était tellement choquant et impopulaire que l’épreuve a été immédiatement supprimée, à juste titre.
Peinture et sculpture (1912-1948)

Pendant 36 ans, on pouvait gagner une médaille d’or pour une œuvre d’art, qu’il s’agisse d’un poème ou d’une statue. Le hic ? L’œuvre devait être inspirée par le sport. Cette pratique a été abandonnée lorsqu’il est devenu évident que les artistes professionnels étaient en concurrence avec des amateurs, ce qui n’était pas vraiment équitable.
Ski Ballet (1988-1992)

Celui-ci ne nécessite probablement pas beaucoup d’explications. Un sport de démonstration qui était exactement ce qu’il semblait être : des tenues en spandex fluo des années 80, des pirouettes spectaculaires et des sauts périlleux à ski au son de la synth-pop. En gros, le cousin excentrique du patinage artistique.
Tir à la corde (1900-1920)

Ce n’était pas juste pour les camps d’été ou pour jouer avec tes potes à quatre pattes, c’était autrefois un sport olympique ! Des équipes d’athlètes tiraient de toutes leurs forces, en essayant de ne pas finir la tête la première dans la boue. C’était simple, intense et étonnamment stratégique : un test de force, de travail d’équipe et de pure obstination.
Natation synchronisée en solo (1984-1992)

Oui, tu as bien lu. Le sport qui consiste à être « en phase » avec… soi-même ? Bien qu’impressionnant sur le plan technique, l’ironie de ce sport était un peu trop difficile à supporter à long terme.
Course de natation avec obstacles (1900)

Comme si la natation de niveau olympique ne suffisait pas, les Jeux de 1900 ont aussi fait participer les concurrents à un parcours d’obstacles super bizarre. Les athlètes devaient escalader des poteaux, ramper sous des bateaux et esquiver on ne sait quoi qui flottait dans la Seine. Inutile de dire que cette épreuve n’a pas été reprise, mais elle mérite vraiment une médaille d’or pour sa créativité.
Polo (1900-1936)

Le polo a fait son apparition aux Jeux olympiques de 1900 à 1936. C’était un sport élégant, rapide et parfois terrifiant, surtout lorsque les chevaux et les joueurs entraient en collision au milieu d’une course-poursuite. Finalement, le polo a été abandonné, principalement parce qu’il était coûteux et difficile à organiser sur le plan logistique, mais nous admirerons toujours son style incomparable.
Mention honorable : Tonte de caniche (1900)

Croyez-le ou non, il s’agissait d’une épreuve test aux Jeux de Paris en 1900, même si elle n’a jamais été retenue pour les épreuves officielles. 128 personnes se sont affrontées pour voir qui pourrait tondre le plus de caniches en deux heures. La gagnante, Avril Lafadge, en a tondu 17. Cette épreuve n’est jamais revenue, et on a du mal à imaginer pourquoi. Peut-être parce que les caniches ont refusé de signer la décharge ?