Le printemps et l’été à New York, c’est généralement synonyme de parcs, de terrasses et de longues soirées en plein air — mais 2026 pourrait aussi être l’une des saisons les plus chargées en moustiques que les cinq arrondissements aient connues depuis des années.
En fait, selon le CDC, le moustique est considéré comme l’animal le plus meurtrier au monde, tuant plus de personnes à l’échelle mondiale que n’importe quelle autre créature en propageant des maladies comme le virus du Nil occidental et la dengue.
On prévoit des conditions chaudes et humides pendant une grande partie de l’été, et les experts disent que c’est exactement ce dont les moustiques ont besoin pour prospérer.

Pourquoi cet été pourrait être particulièrement infesté d’insectes
Les prévisions estivales 2026 de l’Old Farmer’s Almanac pour New York annoncent des conditions « chaudes et humides », que les auteurs qualifient explicitement d’idéales pour les moustiques et une activité globale accrue.
Les températures chaudes et les pluies fréquentes créent des conditions de reproduction idéales, même dans de minuscules flaques d’eau stagnante, qu’il s’agisse de gouttières bouchées, de soucoupes de plantes ou de la flaque dans ce vieux jouet en plastique laissé dans le jardin.
Au niveau régional, les signaux d’alerte se multiplient déjà.
Les agences et les groupes de lutte contre les nuisibles de la Lower Hudson Valley et des banlieues voisines mettent en garde contre des saisons de moustiques plus précoces et plus longues, dues à des hivers plus doux et à des vagues de chaleur plus précoces.
Ça correspond à ce qu’on observe à New York depuis des années : la saison des moustiques s’étend officiellement du 1er avril au 31 octobre selon NYC 311, et la ville connaît un pic d’activité dans les parcs et les jardins quand l’été est chaud et pluvieux.
En ville, il n’y a pas de « prévisions moustiques » précises annonçant une hausse spécifique de 20 % ou 50 % en 2026, mais le contexte est clair : la combinaison des tendances climatiques et de la météo locale joue en faveur des moustiques.
Si le printemps reste humide et que l’été se réchauffe, attends-toi à voir davantage d’essaims dans les parcs, les cimetières, les bords de mer et les jardins des cinq arrondissements.
Ce que la ville fait pour y remédier
Le Département de la santé de New York gère déjà un programme complet de surveillance et de lutte contre les moustiques, comprenant des pièges, des tests et des pulvérisations ciblées pour réduire le risque de virus du Nil occidental et d’autres maladies transmises par les moustiques.
La ville a détecté le virus du Nil occidental chez les moustiques chaque année depuis 1999, et en 2025, une nouvelle menace —le virus Jamestown Canyon— est également apparue pour la première fois chez les moustiques de New York.
Les responsables de la santé comptent beaucoup sur l’aide du public pour réduire les sites de reproduction.
Les recommandations de la ville concernant les moustiques insistent sur la nécessité de vider l’eau stagnante des pneus, des bidons, des couvertures de piscine, des fontaines et autres récipients où les moustiques peuvent pondre leurs œufs.
À quel point l’année dernière a-t-elle été difficile ?
La saison dernière, New York occupait la troisième place du classement Orkin des villes les plus infestées par les moustiques aux États-Unis, derrière Los Angeles et Chicago.
Cette recrudescence a été provoquée par des précipitations supplémentaires et un temps chaud, qui ont transformé chaque recoin mal drainé de la ville en pépinière à moustiques.
Il y a tout de même une lueur d’espoir : même si les piqûres ont explosé, les cas de virus du Nil occidental chez les moustiques ont fortement baissé cette année-là, grâce à la combinaison de la surveillance, des pulvérisations et des messages de santé publique. Ça montre que la lutte ciblée contre les moustiques peut vraiment réduire le risque de maladie, même quand ça bourdonne de tous côtés.
Comment te protéger ce printemps et cet été
Si 2026 s’annonce comme un autre été chaud et humide, voici ce que tu peux faire pour éviter les piqûres tout en profitant des parcs, des toits-terrasses et des jardins de New York :
- Réduis les eaux stagnantes: vide ou renouvelle l’eau des soucoupes de plantes, des bains d’oiseaux, des jouets et de tout autre récipient qui retient l’eau pendant plus de quelques jours.
- Utilise un répulsif et choisis le bon moment: applique un répulsif anti-moustiques approuvé par l’EPA lorsque tu es à l’extérieur, surtout à l’aube et au crépuscule, lorsque les moustiques sont les plus actifs.
- Couvre-toi autant que possible: des vêtements légers à manches longues et des pantalons longs sont utiles, même en ville, surtout dans les zones vertes ou boisées près de l’eau.
- Suis les annonces de la ville de New York: NYC Health publie des avis préalables concernant les opérations de largage de larvicides et de pulvérisation d’adulticides; tu peux également signaler des essaims inhabituellement importants via la page de signalement des moustiques de la ville.
Il n’y a pas de prévision précise du « nombre de moustiques » pour 2026 à proprement parler, mais tout laisse présager une saison des moustiques intense et prolongée dans les cinq arrondissements si l’été est chaud et humide, comme le suggèrent les modèles actuels de l’Almanac.
Le message est simple : anticipe, élimine les lieux de reproduction, utilise un répulsif et surveille le calendrier de pulvérisation et de dépistage de la ville— pour que tu puisses continuer à profiter du printemps et de l’été en ville sans que le bourdonnement ne te tape sur les nerfs.